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Lancement officiel du Paysage de l´Année (© Doris Banspach)
Lancement officiel du Paysage de l´Année (© Doris Banspach)

Paysage de l’Année Sénégal/Gambie 2018 – 2020

Étant le premier sur le continent africain, le Paysage de l’Année Sénégalo-gambien est particulièrement important. Projet pilote du mouvement des Amis de la Nature, il doit montrer comment la solidarité internationale peut être vécue et établie durablement dans la région, à travers la mise en œuvre d’activités concrètes. 

La région choisie est située aux abords du Sahel et porte déjà des marques nettes du changement climatique. La justice climatique figurera donc parmi les thèmes majeurs du projet. Des actions accompagnantes en Europe devront assurer une large participation d’Amis et Amies de la Nature européens. Des voyages d’Amis de la Nature permettront de découvrir la région, de faire connaissance avec les populations et de promouvoir le tourisme durable, importante source de revenus des populations.
Après les changements politiques positifs en Gambie un climat de renouveau et d’ouverture règne dans le pays, les conditions étant donc parfaites pour la collaboration transfrontalière dans la zone et les activités du Paysage de l‘Année. Et bien sûr, les populations locales espèrent pouvoir accueillir dans les prochaines années un grand nombre de visiteurs européens ! 
 


 

Infos du Paysage de l´Année 2018/2020 – Sénégal/Gambie (23)

Mon voyage en Gambie et au Sénégal : une expérience riche en impressions et rencontres par Brunhilde Schöll (Naturfreunde Baden, Allemagne) 

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Bericht aus der Landschaft des Jahres
© Peter Backof

Je reviens d'un voyage plein d’émotions fortes. Un voyage avec les Amis de la Nature de Bade au Sénégal et en Gambie.

Il existe depuis des années des liens entre les Amis de la Nature d’Allemagne et le Sénégal. Mais l’année dernière l’Internationale des Amis de la Nature a réussi ce que beaucoup avaient pensé irréalisable : une région à cheval entre le Sénégal et la Gambie a été proclamée « Paysage de l’Année », et un voyage dans cette région a été organisé à l’occasion du lancement du projet.

Le voyage des Amis de la Nature de Bade (Allemagne) a renoué avec ce premier voyage. La première étape nous a conduits à Janjanbureh en Gambie, où nous étions les invités d’honneur du Festival du Kankourang ressuscité l’année passée. Les organisateurs se souvenaient avec joie de la participation des Amis de la Nature en 2018 et ont réservé un accueil chaleureux au groupe. 

Nous avons visité quelques écoles en Gambie et au Sénégal, où, à ma grande surprise, il y a des groupes actifs d'Amis de la Nature. Les rencontres avec les enseignants et leurs élèves ont été une expérience merveilleuse. Nous avons été accueillis très cordialement, et on nous a parlé des projets sur lesquels les élèves travaillent actuellement. Ces jeunes s'intéressent beaucoup à la nature. Ils sont très préoccupés par le réchauffement climatique et déterminés à s'impliquer activement dans divers projets. 

De nombreux arbres avaient déjà été plantés avec l’aide des Amis de la Nature dans les cours des écoles et dans les villages. On nous a fièrement montré les petits arbres, dont la plupart ont déjà beaucoup grandi. Vu les sols secs et arides, ce n'est pas une évidence – l’arrosage régulier s’impose. Surtout dans les villages, les arbres fruitiers sont très importants, ils donnent de l'ombre et procurent en même temps aux populations la possibilité de récolter les fruits et de les commercialiser, afin d'améliorer les modestes revenus. (plus d'informations sur ce projet, financé par le Fonds des Amis de la Nature pour le climat : https://climatefund.nf-int.org/de/content/b%C3%A4ume-f%C3%BCr-die-zukunft-0)

J'ai été très impressionnée par les groupements féminins que nous avons visités, par exemple le projet de recyclage « The Recycling Women of the Gambia », ainsi que par l'initiative des femmes qui cultivent avec succès, depuis des années, des légumes dans leur verger. Les femmes ont souvent testé de nouvelles espèces de fruits et légumes et ont maintenant trouvé suffisamment d'acheteurs pour leurs produits. Cela leur permet d’avoir un revenu régulier.

Ces deux semaines ont été si riches en rencontres positives qu’il m’est impossible de les évoquer toutes. Après le circuit, nous avons eu l'impression de rentrer chez nous lorsque nous sommes revenus à Petit Mbao, près de Dakar, et avons retrouvé la Maison des Amis de la Nature. J'ai été très surprise de voir les différences énormes entre Dakar et les régions que nous avions visitées. À Dakar, comme dans toutes les grandes villes, il y a des gratte-ciel, des magasins modernes, des restaurants et des hôtels. Ce qui frappe c’est l’intense activité de construction et les populations jeunes. Cela montre clairement qu'il y aura un développement très rapide.

Ce voyage m'a profondément impressionnée et je suis également fière de voir que les Amis de la Nature avec leurs rapports internationaux aux Amis de la Nature du Sénégal et de Gambie, ont une vision globale du monde. Le changement climatique nous concerne tous, mais en Europe nous nous y adaptons beaucoup plus confortablement – et c'est pourquoi il est de notre devoir de soutenir les populations africaines.  

 https://climatefund.nf-int.org

 

 

Infos du Paysage de l´Année 2018/2020 – Sénégal/Gambie (22)

Échanges de jeunes dans le Paysage de l’Année Sénégal-Gambie pendant l'année scolaire 2018/2019 de Johannes Borst-Rachor, NaturFreunde Offenbach

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NaturFreunde Offenbach
© NaturFreunde Offenbach

Les jeunes jouent un rôle important dans le Paysage de l’Année 2018/2019. Un groupe d’Amis de la Nature a pu s'en convaincre lors d'un voyage au Sénégal et en Gambie, initié par la section de Brême. Nous sollicitons votre soutien afin de permettre aux jeunes de la région de se rencontrer par-delà des frontières dans un esprit de compréhension internationale.  

De jeunes Amis et Amies de la Nature sénégalais rendent visite à leurs partenaires à Janjanbureh
De nombreux Amis de la Nature africains sont des élèves et des étudiants, notamment aussi dans l'Association Sénégalaise des Amis de la Nature (ASAN). Le lancement du Paysage de l’Année en janvier 2018 à Koumbidja Socé près de Koungheul (Sénégal) a bénéficié de la participation engagée des élèves du Collège d'Enseignement Moyen de la localité. Les Amis de la Nature du Sénégal collaborent avec l'organisation de jeunesse Just Act à Janjanbureh en Gambie.

Il est donc souhaité que les activités du Paysage de l'Année impliquent également les jeunes, et des rencontres d'élèves sénégalais et gambiens devraient être organisées dans la zone frontalière, avec échanges d'informations sur la protection de la nature et de l'environnement et sur le développement durable. Dans ce contexte, les élèves sénégalais pourront s'appuyer sur leurs expériences dans les sections d’Amis de la Nature.
Comme aucun des jeunes n'a jusqu'à présent visité le pays voisin, les échanges prévus leur permettront de faire connaissance par-delà de frontières, et un nouveau sentiment de voisinage pourra s’installer dans la zone – cet aspect du franchissement de frontières est une caractéristique fondamentale de chaque Paysage de l’Année. Le fait que le wolof, la langue nationale la plus importante du Sénégal, est également comprise et parlée en Gambie, facilitera la communication. Des rencontres de ce type favorisent aussi la coexistence pacifique au-delà des frontières.

Déroulement des échanges
20 élèves sénégalais rendront visite à des élèves à Janjanbureh et 20 jeunes Gambiens rendront visite aux élèves de Koumbidja Socé (Koungheul). Les échanges dureront trois jours. Deux enseignants encadreront chacun des groupes. Comme les deux villes ne se trouvent qu'à 45 km l'une de l'autre, il y a amplement de temps pour le programme. L’histoire et la culture des deux régions voisines, les écosystèmes et leur fragilisation, les problèmes environnementaux, le changement climatique, l'importance des plantations d'arbres, des sujets généraux tels que les objectifs du mouvement international des Amis de la Nature seront abordés dans les réunions. La coordination générale incombe à Mamadou Mbodji, Secrétaire général adjoint de l'ASAN, qui représente le Bureau de l’ASAN dans le Paysage de l’Année.

Le coût par rencontre est de 1 500 €, un total de 3 000 € est donc nécessaire.
Les Amis de la Nature d’Offenbach (Allemagne) souhaitent mettre ce montant à disposition et vous invitent à faire des dons à l’adresse suivante : Naturfreunde Offenbach, Städtische Sparkasse Offenbach, BIC : HELADEF1OFF, IBAN : DE48 5055 0020 0020 0009 0055 44, motif du paiement : Jugendaustausch Senegambia. 100% des dons vont aux rencontres des jeunes.

Infos du Paysage de l´Année 2018/2020 – Sénégal/Gambie (21)

Les femmes actrices du développement en Afrique : rencontres à l’occasion d’un voyage dans le Paysage de l’Année de Marie-Bernard Lefebvre-Dumont

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Landscape of teh Year
© Marie-Bernard Lefebvre-Dumont

Beaucoup de choses m’ont naturellement intéressée lors du voyage au Sénégal et en Gambie que j’ai effectué en novembre dernier avec une douzaine d’amis de la Nature de Brême, groupe encadrés par Mamadou Mbodji et Ingeborg Pint, et j’ai très envie de vous faire partager ce que j’ai appris lors de nos rencontres avec les divers groupements de femmes, que ce soit dans les villages sénégalais ou villages gambiens.

Le premier village visité a été Maka Gouye, à quelques kilomètres de Koungheul, village que l’on atteint par une piste reliant cette ville et la Gambie. Ce village est composé de plusieurs ensembles de concessions familiales Wolof, Peul et Toucouleur. Accueillis dans le village Wolof, nous avons pu découvrir lors d’une petite randonnée jusqu’à la rivière Gambie, les jardins maraichers entretenus par les femmes, les travaux préparatoires étant effectués par les hommes et les jeunes du village. Un des jeunes qui nous accompagnait a d’ailleurs tenu à nous faire constater la diversité des plantes cultivées : maïs, mil, patates douces, tomates, piments, courges…. 

Un des projets de développement dans le cadre du Paysage de l’Année est le développement du tourisme durable. Le séminaire organisé par les Amis de la Nature du Sénégal sur ce thème a rassemblé des hommes et des femmes, dont une habitante de ce village nous a fièrement montré son diplôme. Là aussi, les femmes auront un rôle important à jouer. 

Le lendemain, notre voyage s’est poursuivi vers la Gambie. Après un arrêt à Wassu, un des sites mégalithiques de la région qui s’étend jusqu’au delta du Sine Saloum, site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, nous arrivons dans le village de Jamaly Canyado. Accompagnés par Omar, le responsable de Just Act (partenaire du Paysage de l’Année en Gambie) et deux jeunes de cette organisation, nous sommes reçus par un groupement de femmes qui regroupe 6 villages, soit environ 200 femmes, certaines menant une activité, d’autres 2 ou plus. Ces femmes se sont organisées pour produire ou fabriquer des objets, en faire commerce et ainsi avoir un revenu, pour envoyer les enfants à l’école. Elles sont rémunérées par la vente des produits et en fonction de leur propre production. Leur production : les produits maraichers bio (elles ont reçu une formation, pour traiter et enrichir le sol, elles utilisent des mélanges à base de piments, de savon, de mil et d’eucalyptus), mais aussi la teinture de tissus, le tricot, les savons, les bijoux etc… Elles disposent d’une machine à coudre mais les nombreuses coupures d’électricité les empêchent de l’utiliser à plein temps.

Le problème est l’écoulement des marchandises. Elles doivent faire beaucoup de trajet pour vendre les produits frais, ce qui bien sûr nuit à leur fraicheur et parfois entraine leur destruction. Elles sont à la recherche de solutions pour améliorer le circuit de vente. Leur jardin maraicher n’a rien à envier aux jardins maraichers que l’on trouve dans nos pays.

A Janjanbureh, en Gambie, nous avons rencontré une femme qui se bat pour lutter contre l’excision, toujours pratiquée malgré son interdiction en 2015. Elle-même l’avait pratiquée, elle faisait partie des femmes qui assistaient l’exciseuse lors des fêtes rituelles.  Mais ayant compris les dégâts que cela pouvait occasionner, elle a décidé de lutter pour éradique cette pratique. Un des obstacles était de trouver d’autres moyens de subsistance aux femmes qui la pratiquaient. Elle a aidé à la constitution d’un GIE de production de produits maraichers pour aider ces femmes à avoir un revenu. Elle a fait des conférences pour sensibiliser l’opinion publique.  

Après Janjanbureh, nous avons quitté la Gambie – et le Paysage de l’Année – et atteint Ziguinchor, la capitale de la Casamance.
Lors de notre après-midi de rencontres culturelles (musiques, danses et présentation d’activités) avec les Amis de la Nature de Ziguinchor et des représentants d’associations en lien avec eux, nous avons fait connaissance du groupement de femmes de Malya. Outre leurs activités maraichères, ces 13 femmes organisées en GIE depuis 2004, ont développé une activité de fabrication de combustible, dit charbon bio. Il s’agit d’un combustible qui dégage moins de gaz carbonique fabriqué à partir de feuilles mortes de manguier, de noix de coco, cajou et d’autres. Pilées, puis brûlées, leurs cendres sont mélangées à de la gélatine, insérées dans une boite compartimentée, puis chauffées. Les cubes ainsi obtenus font de parfaits combustibles. Bien que vendus à un prix légèrement supérieur à celui du charbon classique, ce combustible est très demandé et les femmes de Malya ne peuvent pas toujours satisfaire la demande. Une de leurs difficultés est le manque de matériel de fabrication, qui est fragilisé par les chauffages nombreux et doit donc être renouvelé fréquemment. Il a paru intéressant à notre groupe que des solutions pour limiter les émissions de CO2 aient été trouvées par des femmes africaines.

Puis ce fût le retour sur Dakar et les deux jours passés à Petit M’Bao, la maison des Amis de la Nature sénégalais. Nous avons fait connaissance avec le Groupement de femmes de Kamb, quartier de Dakar. Le terrain cultivé par le Groupement appartient aux Eaux et Forêts. Il leur a été attribué à titre gratuit en 2005 mais le terrain de 3 hectares était rempli d’ordures (terrain diminué d’un hectare depuis en raison de l’installation d’une ligne à haute tension). Ce jardin est fait pour améliorer la vie de la famille. Une partie des produits est vendue, l’autre est consommée. Les femmes sont organisées en GIE. Elles travaillent de 7 H à 10 H pour le jardinage puis de 17 H à 19 H pour organiser la vente. Elles sont rémunérées en fin de mois en fonction du temps passé, selon une clé de répartition déterminée. Pour les gros travaux, elles font appel à des jeunes (garçons et filles) rémunérés (elles ne peuvent plus faire certains travaux) mais bien sûr cela diminue leurs revenus. Le groupement travaille avec différents partenaires et les Amis de la Nature sont un des partenaires (conseils techniques par ex.) Le système d’arrosage automatique goutte à goutte a été à l’origine financé par Philip Morris. Le pompage de l’eau (motopompe offert par des AN autrichiens en 2008) se fait grâce à l’électricité produite par des panneaux solaires.

Actuellement, il leur devient difficile de tout gérer car ces femmes vieillissent. De 32 au départ elles sont maintenant 17, en raison de décès, de mariages etc…Selon elles, les jeunes préfèrent d’autres travaux salariés car mieux payés. Toutefois, elles cherchent tous les moyens pour faire durer ce jardin maraicher. C’est ainsi qu’elles ont un projet de sélection des graines avec un organisme de sélection et qu’elles travaillent avec des écoles. Bien que la plupart des élèves viennent avant tout pour rédiger leur mémoire, ils apportent une aide ponctuelle. Ces femmes ne savent ni lire ni écrire mais elles mémorisent très bien et peuvent ainsi gérer leur GIE sans problèmes.

Ce qui m’a impressionnée le plus dans tous les villages visités, c’est la volonté qu’ont toutes les femmes de faire mieux vivre leurs familles, l’énergie qu’elles déploient et l’ingéniosité dont elles sont capables pour trouver des solutions, même dans les situations les plus difficiles. Les paroles maintes fois prononcées étaient « nous nous organisons pour permettre à nos enfants de faire des études et d’avoir une meilleure vie que la nôtre ». Quoi dire de plus !

Infos du Paysage de l´Année 2018/2020 – Sénégal/Gambie (20)

Que sont devenus les arbres plantés ? Une inspection sur le terrain, par Elisabeth Mathes

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Landschaft des Jahres Senegal/Gambia
© Mamadou Mbodji

 

Lors du Tour d'Horizon en janvier 2018, des arbres fruitiers ont été plantés dans plusieurs villages par les participants et les populations. Inspirée par le dicton « Le meilleur moment pour planter un arbre, c'était il y a vingt ans. La prochaine fois, c'est maintenant », je voulais voir, dans le cadre du voyage en novembre 2018, ce qui est arrivé aux petits arbres que j'avais plantés en janvier.
Les résultats des plantations ont été très différents d’un endroit à l’autre. Mais la plupart des petits arbres à Koumbidja Socé, Maka Gouye et Janjanbureh ont pris racine, poussent bien et sont déjà, en partie, devenus assez grands. Bien sûr, il y a eu aussi quelques échecs, mais les arbres concernés ont tous été remplacés.

Notamment dans les concessions à Janjanbureh une grande partie des arbres plantés sont déjà très hauts. C'est difficile à croire qu'ils n'ont même pas encore un an. Le succès de l'idée de planter des arbres dans les jardins des familles est évident ici. À peu près à la même période, des arbres avaient également été plantés par une autre organisation, en bordure des rues. Contrairement à ceux plantés par les Amis de la Nature, ils sont dans un état minable. A Korop, les arbres ont été plantés à l'extérieur du village, ils sont encore assez petits. Cela pourrait être dû au fait qu'ils sont très bien « emballés » pour les protéger des animaux. Mais cela montre aussi qu'ils sont très bien soignés et qu’on s’occupe deux.

Les variétés d'arbres fruitiers plantés
Diverses variétés d'arbres fruitiers ont été plantées. D'une part, pour fournir aux villageois une alimentation saine et d'autre part pour leur procurer un revenu supplémentaire par la vente des fruits. Les arbres plantés étaient majoritairement des manguiers et des sapotilliers. Ce dernier est un arbre à croissance lente, de longue durée de vie, à feuillage persistant, qui atteint une hauteur de 12 à 18 mètres. Son latex blanc sert à la production de gomme naturelle et de chewing-gum.

Ont également été plantés des corossoliers. Cet arbre à feuillage persistant atteint une hauteur de 8 à 12 m, ses feuilles ressemblant à des feuilles de laurier. Son fruit – botaniquement une grosse baie – mesure jusqu'à 40 cm de long et pèse jusqu'à 4 kg. Un autre arbre planté est le limettier de Tahiti appelé aussi lime de Perse. Très résistant, il pousse rapidement. La sève et les huiles essentielles sont extraites des fruits qui peuvent aussi être séchés et utilisés comme assaisonnement. Le jus aide à lutter contre les irritations de la bouche et de la gorge et contre les piqûres de corail.

Quelques Morinaga ont également été plantés. Cet arbre à l'apparence discrète a des propriétés étonnantes. Malheureusement, il fait l’objet d’une superstition négative, ce pour quoi certaines personnes ne veulent pas de lui dans leur concession. Les graines contiennent une huile à utiliser dans les salades et pour la production de savons et de produits cosmétiques. Les graines moulues peuvent désinfecter l'eau. Les jeunes racines charnues servent parfois de légumes, les feuilles sont préparées comme des épinards, utilisées en infusion ou séchées et réduites en poudre.

Il était très réjouissant pour moi de voir à quel point les parrains des arbres s'engagent à prendre soin de leurs « protégés ». Des pierres, des planches ou des toiles sont utilisées aux fins de protection contre les dégâts d'animaux. Lors de notre visite le sol autour des troncs était encore mouillé par l'arrosage matinal. Tout ceci promet un bel avenir aux plantations.

Plus d´informations: Fonds des Amis de la Nature pour le climat

Infos du Paysage de l´Année 2018/2020 – Sénégal/Gambie (19)

Le Paysage de l'Année au deuxième regard – impressions personnelles du voyage des Amis de la Nature de Brême – de Ingeborg Pint

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Tour d´Horizon
© Jens Herbst

 

Le « Tour d'Horizon », le premier voyage au Paysage de l’Année 2018/2020 Sénégal/Gambie, a été marqué par deux événements majeurs : le lancement à Koumbidja Socé (Sénégal) et le Festival du Kankourang à Janjanbureh (Gambie), ainsi que par les plantations d'arbres fruitiers dans quatre villages.

Fin novembre/début décembre je me trouvais dans la région pour la deuxième fois avec un groupe initié par les Amis de la Nature de Brême. Je me demandais donc ce que j’allais découvrir au deuxième regard. Mes attentes n'ont pas été pas déçues – la région a beaucoup de potentiel à mettre en valeur encore. Les Amis de la Nature de Koungheul et leur organisation partenaire gambienne Just Act nous ont montré beaucoup de choses nouvelles et intéressantes, et j'ai déjà constaté des progrès considérables depuis le voyage en janvier.

Histoire et culture
Au fil d’une promenade en ville, Cheikh Diakhaté, coordinateur du Paysage de l'Année à Koungheul, a rappelé le rôle de la ville à l'époque où le chemin de fer Dakar-Niger y avait encore une gare importante et nous a montré que Koungheul joue encore aujourd'hui un rôle ; c’est und ville africaine typique située sur un axe de transit important, où presque tout peut être acheté – trouver un câble de recharge pour mon portable ne posait aucun problème, et les voyageurs transitant vers l’Est ou l'Ouest du pays peuvent s'approvisionner en aliments de toutes sortes.
Dans les villages autour de Koungheul il y a des découvertes intéressantes à faire, par exemple écouter sur un site historique un ancien réciter des épisodes de l'histoire médiévale de la ville. Il y a plusieurs sites culturels ou religieux que nous allons probablement découvrir encore.

Côté gambien, Janjanbureh propose maintenant des circuits guidés sur divers sujets – l’histoire, la culture et la nature sont au premier plan. Un dépliant décrit les circuits. Nous avons été particulièrement impressionnés par la rencontre avec Mme Aja Babung Sidibeh, une ancienne exciseuse qui a compris, tardivement il est vrai, quelles conséquences dramatiques cette pratique a pour les femmes et les filles concernées. Elle organise actuellement des séminaires de sensibilisation et est très respectée pour cela.

Nature et plantations d'arbres
Le sentier de découverte de la nature à Maka Gouye est en train de prendre forme : lors d'un séminaire organisé en septembre 2018, plusieurs personnes ont été formées pour accompagner des touristes. Le chemin mène du village à travers sa périphérie, des explications sont données sur les arbres et les plantes – presque tous ont des vertus thérapeutiques. Plus loin, une vue magnifique s’ouvre sur un bras du fleuve Gambie, avec des nénuphars et de nombreux oiseaux. Nous revenons au village en traversant des cultures maraîchères. Il n'est pas prévu de baliser le chemin, les touristes se feront plutôt accompagner par des villageois/es formé/e/s à cette tâche. La municipalité a accepté de participer à la promotion de cette offre.

La majorité des arbres plantés en janvier se portent bien, voire très bien – de petits échecs n'enlèvent rien au résultat positif. On a souvent du mal à croire que les arbres ont été plantés il y a seulement 10 mois. Là où les arbres n’ont pas prospéré, les Amis de la Nature veulent replanter.

Infrastructure touristique
La gastronomie et l’hôtellerie sont encore modestes et les services pourraient être améliorés. Cependant Just Act a formé gratuitement des jeunes femmes au travail à l’hôtel, elles y ont effectué des stages pendant notre séjour.

Et le « Cheers Bar and Restaurant » sur les rives du fleuve Gambie, prisé par notre groupe, est un vrai havre de repos. Les jeunes opérateurs abordent gentiment les touristes et leur signalent le chemin vers leur installation : ils apportent des tables, des chaises, des matelas et des boissons fraîches – un exemple d’hospitalité qui mériterait d’être imité. Omar Jammeh, directeur de Just Act, y a déjà installé des chambres d’hôte avec un partenaire et envisage de développer l’installation en un petit camp de tourisme. Tout y sera certainement fait pour sensibiliser les visiteurs au tourisme durable.

Le voyage de retour de la Gambie au Sénégal est toujours un dur test de patience pour ceux qui veulent traverser le fleuve en ferry à Farafenni – mais comme le pont presque achevé sera ouvert en janvier 2019, le passage sera désormais plus facile.

Perspectives
Mon sentiment est que le premier Paysage de l'Année africain est sur la bonne voie. Lors de ce voyage il était important pour moi et pour de nombreux autres voyageurs de constater l'engagement des jeunes – que ce soit au Collège de Koumbidja Socé ou à Janjanbureh, où le groupe autour d'Omar Jammeh fait tout pour générer des emplois pour les jeunes de la région et pour les empêcher de s’engager dans la voie dangereuse vers Europe, par la porte arrière (back way).

Il est particulièrement satisfaisant que le groupe participant aux voyage ait spontanément accepté d'organiser le financement d'un échange d'élèves entre Koungheul et Janjanbureh, qui devrait avoir lieu avant les vacances d'été de 2019. Un bel exemple de solidarité entre Amis de la Nature.

Maintenant, le prochain voyage – des Amis de la Nature de Baden (Allemagne) – est imminent et je m’en réjouis déjà !

(Décembre 2018)

Infos du Paysage de l´Année 2018/2020 – Sénégal/Gambie (18)

Nouvelles de Just Act, l’organisation partenaire gambienne des Amis de la Nature: Lancement du projet « Tourisme communautaire à Janjanbureh » & Un bateau de pêche pour lutter contre la pauvreté

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Janjanbureh
© Doris Banspach

 

Lancement du projet « Tourisme communautaire à Janjanbureh »
Traditionnellement un séjour à Janjanbureh, centre gambien du « Paysage de l’Année », comprend des découvertes de la nature et de la longue histoire de la région. Or un nouveau projet éveillera désormais l’intérêt des touristes : deux villages – Jamali et Tabanini – veulent s’engager dans la voie du « tourisme communautaire ».

Après une formation en la matière, cinq jeunes membres de Just Act, organisation partenaire de l’IAN, joueront un rôle important dans ce développement. Ils concevront des offres touristiques pour les deux villages en coopération avec les populations. Cette démarche correspond aux principes du tourisme communautaire, dont l’idée de base est d’ouvrir aux populations villageoises de nouvelles sources de revenus, qu’ils tireront des visites des voyageurs. Ceci est aussi en ligne avec les objectifs des voyages des Amis de la Nature au Paysage de l’Année. Lors de leurs voyages, les Amies et Amis de la Nature cherchent à rencontrer des gens et à faire connaissance avec l’artisanat local et les traditions ; ils s’engagent ainsi pour que les villages visités tirent profit de leur présence. Le projet a été lancé officiellement le 2 octobre, par le Gambia Tourism Board. À cette occasion les représentants et représentantes des autorités ont souligné la nécessité d’ouvrir cette chance aux jeunes, dans l’espoir que ceux-ci la saisiront.

Omar Jammeh, directeur de Just Act et coordinateur gambien du Paysage de l’Année, a souligné lors du lancement du projet que le Comité régional de la jeunesse (Regional Youth Commitee of Central River Region) a déjà mis en œuvre avec l’aide de Just Act des projets importants contribuant à la promotion du tourisme durable dans la région. Parmi eux le Festival du Kankourang, une formation de guides, etc. Les projets passés tout comme celui actuellement lancé devront s’inscrire dans les efforts de faire de Janjanbureh la deuxième destination touristique de Gambie (derrière le littoral). À cela s’ajoute que le gouvernement gambien accorde une haute priorité dans son Plan national de Développement à des projets réalisés pour et par des jeunes. Ceci dans le but de leur proposer par des formations et des offres concrètes des emplois leur ouvrant des perspectives d’avenir. Dans ce contexte le « Centre de jeunes » de Janjanbureh, en cours de réalisation, jouera le rôle de plaque tournante.

 

 

Fischerboot
© Omar Jammeh


Un bateau de pêche pour lutter contre la pauvreté
L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le National Youth Council de Gambie travaillent ensemble pour empêcher les jeunes de quitter le pays, par le biais de mesures créatrices d'emploi. Dans ce contexte un bateau de pêche motorisé en fibre de verre a été mis à disposition de Just Act fin 2017, avec les accessoires nécessaires à la pêche. Pour que le bateau puisse être utilisé correctement, les membres de JUST ACT ont reçu une formation appropriée de la part de l’OIM. D'une part, le bateau sert à fournir régulièrement du poisson frais à la population de Janjanbureh. D'autre part, il est également loué à des touristes pêcheurs et utilisé comme bateau de tourisme pour des excursions vers le Parc national du fleuve Gambie. Au moins 10 emplois pour des jeunes ont ainsi été créés.

Infos du Paysage de l´Année 2018/2020 – Sénégal/Gambie (17)

Vivre la justice climatique dans la solidarité ! Le Paysage de l’Année Sénégal/Gambie

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Pflanzungen
© Doris Banspach


« Vivre la justice climatique dans la solidarité ! »  - voilà la devise du Paysage de l’Année Sénégal/Gambie. Pour que cet appel soit aussi entendu en Europe et pour attirer l’attention sur l’importance de la protection climatique et de la justice climatique, Mamadou Mbodji, coordinateur du Paysage de l’Année Sénégal/Gambie et Président du Réseau Africain des Amis de la Nature (RAFAN), a été l’invité, en octobre, des Amis de la Nature de plusieurs villes d’Allemagne du Sud. Mamadou Mbodji a abordé le thème à l’occasion de plusieurs conférences et réunions, parlant comme un habitant de l’une des régions les plus affectées par le changement climatique. Il a décrit les effets graves du changement climatique sur son pays le Sénégal : « Dans des régions déjà sèches, par exemple dans la zone sahélienne, la sécheresse augmentera encore. Si les pluies, déjà insuffisantes, se raréfient encore, l’agriculture ne sera plus possible à bien des endroits. Ainsi, la seule alternative pour beaucoup de gens est la migration vers les grandes villes, où il y a également peu de perspectives ».

Dès aujourd’hui le changement climatique compte parmi les principaux facteurs des mouvements migratoires dans le monde. Depuis des années les spécialistes rappellent que la situation s’aggravera dramatiquement dans les années à venir, si des mesures efficaces ne sont pas prises pour protéger le climat et notamment aussi pour améliorer les conditions de vie des populations dans les pays du Sud global. C’est ainsi que Mamadou Mbodji s’engage infatigablement pour des objectifs efficaces de protection climatique, pour des projets de coopération équitables et pour des échanges d’idées ouverts pour un avenir durable. « Des projets de coopération ne vont pas à sens unique comme beaucoup de projets de l’aide au développement, où profitent finalement les groupes internationaux des pays industrialisés et émergents. Des projets équitables reposent sur une communication d’égal à égal et sur la participation et la cogestion et sont profitables pour les deux côtés, notamment pour les populations locales ».

Ces dernières années, les Amis de la Nature ont lancé et mené à bien de nombreux projets de coopération. Dans la région du Paysage de l’Année Sénégal/Gambie par exemple, des Amis de la Nature africains et européens ont planté 2 000 arbres fruitiers, contribuant à la protection du climat, susceptibles d’arrêter l’érosion progressive des sols et permettant aux populations villageoises dans les années à venir de s’approvisionner en fruits frais (https://climatefund.nf-int.org/fr/content/arbres-pour-l%E2%80%98avenir). Dans la région sénégalaise de Saint Louis un Centre environnemental et de formation pour filles a été inauguré il y a quelques mois, construit avec le soutien des Amis de la Nature d’Allemagne et de la section de Rastatt (http://naturfreunde-rastatt.de/nachhaltigkeit/ausbildungszentrum/index.php). La formation a démarré le 1er octobre et 50 filles participent actuellement aux cours.

Si vous souhaitez soutenir des projets destinés à atténuer les effets des dérèglements climatiques en Afrique, vous pouvez le faire rapidement et facilement en versant un don au Fonds des Amis de la Nature pour le climat (www.climatefund.nf-int.org) – et fournir ainsi une contribution personnelle à plus de justice climatique. 

Plus d’informations :  
Portail « Proteciton du climat » des Amis de la Nature d’Allemagne : www.naturfreunde.de/klimaschutz 
Coopération Nord-Sud des Amis de la Nature de Bade : www.naturfreunde-baden.de/aktiv/nord-sued-kooperation 
Fonds des Amis de la Nature pour le climat : www.climatefund.nf-int.org 

 

Infos du Paysage de l´Année 2018/2020 – Sénégal/Gambie (16)

Atelier de formation sur le tourisme durable et les changements climatiques à Koungheul

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Foto: ASAN
© ASAN

48 Heures d’échange sur le tourisme durable et les changements climatique du samedi 8 au dimanche 9 septembre 2018 - initié par l’International des Amis de la Nature. Les Amis de la Nature se sont encore réunis pour diagnostiquer les ressources naturelles de Koungheul , sur l’attractivité touristique et les changements climatiques. C’est en présence du 1er adjoint au maire Souleymane MBOUP, du vice-président de l’IAN Mamadou MBODJI, du coordonnateur des Amis de la Nature à Koungheul Cheikh Abdoul Khadre DIAKHATE et de celui de Janjanbureh(Gambie) Omar JAMMEH.
 
Le premier jour, Monsieur Adama BA, expert en tourisme, l’a fait savoir aux participants dès le début de son intervention : « Le tourisme durable est profitable à la communauté ».
Pour cet expert gambien, ce qui fait un tourisme durable, c’est avant tout la motivation des habitants et l’attractivité de nos ressources naturelles. Dans ce contexte, il déclare : « Ceux qui ont des idées doivent être motivés par leurs idées elles-mêmes. De ce fait, pour que Koungheul et Janjanbureh puisse avoir un tourisme durable, cela dépend en grande partie de la motivation des kounghueulois et des janjanburiens ».
 
Le dimanche 9 septembre, c’ était Monsieur Mamadou MBODJI, le vice-président de l’International des Amis de la Nature, qui a fait un exposé sur les changements climatiques. Il a présenté les projets climatiques des Amis de la Nature, tels que la plantation d'arbres dans le Paysage de l'Année financée par le Fonds pour le climat des Amis de la Nature (plus d´informations sur le projet).
 
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Infos du Paysage de l´Année 2018/2020 – Sénégal/Gambie (15)

Des jeunes du Paysage de l’Année en visite à Dakar

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Landschaft des Lahres Senegal/Gambia © Mamadou Mbodji
© Mamadou Mbodji

Les élèves du Collège d’Enseignement Moyen (CEM) de Koumbidja Socé près de Koungheul ont participé avec grand engagement au lancement du Paysage de l’Année et contribué au succès de la manifestation. Sur invitation du Bureau National de l’ASAN, un groupe d’élèves vient alors de visiter Dakar et ses environs. Voici le rapport de leur professeur encadreur, Mahamadou Lamine Fall :

Dans le cadre de leurs activités annuelles de découvertes pédagogiques, des élèves du CEM de Koumbidja Socé ont séjourné, les 8 et 9 juin, à la Maison des Amis de la Nature Alioune Diagne Mbor de Petit Mbao, le temps de découvrir Dakar et ses environs.

En plus de leurs 5 encadreurs, ce groupe était composé de 20 filles et de 16 garçons tous membres soit de la cellule scolaire des Amis de la Nature soit du club Education à la vie Familiale. Leur visite a commencé par l’ile de Gorée, plaque tournante de l’esclavage et lieu de mémoire pour tous ceux qui veulent se souvenir de cette sombre page de l’histoire de l’humanité.  L’autre moment fort apprécié, a été la visite de musées, de sites historiques et de bâtiments institutionnels de Dakar. Mettant à profit la présence de ces jeunes originaires de la région du Paysage de l’Année Sénégal/Gambie, le Bureau National de l’ASAN leur a fait une large présentation du rôle et de la place des Amis de la Nature aux niveaux national, régional et international.
Il était également important de leur rappeler qu’au-delà du succès éclatant du lancement officiel du Paysage de l’Année à Koumbidja en janvier dernier, il fallait continuer à assurer la gestion durable de ces arbres plantés lors de l’événement, fruits de la coopération internationale gage d’une justice climatique dans la solidarité.
Ce séjour à Dakar, ville confrontée à l’érosion côtière, à la pollution atmosphérique, au problème récurrent de la gestion des déchets de tous ordres, a permis à ces jeunes de voir les défis environnementaux colossaux auxquels nous étions, ensemble, confrontés. Assurément rentrés satisfaits de leur périple dakarois, il n’en demeure pas moins qu’ils auront appréhendé d’autres enjeux environnementaux qui les interpellent aussi.

Au finish, grâce à cette visite découverte, un pas supplémentaire aura été fait vers le renforcement de la conscience environnementale des jeunes au Sénégal.

 

Un fort pourcentage des adhérents des associations africaines d’Amis de la Nature sont des jeunes s’engageant dans leurs écoles et à l’Université. C’est également le cas au Sénégal. Il est donc prévu d’associer les jeunes aux activités du Paysage de l’Année et de leur proposer des rencontres transfrontalières entre élèves sénégalais et gambiens, avec échanges d’informations sur la protection de la nature et de l’environnement et le développement durable.
 
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Infos du Paysage de l´Année 2018/2020 – Sénégal/Gambie (14)

« Mama Africa » — en vacances chez des amis

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Mama Africa
© Mama Africa

À environ 300 km à l’Ouest de Janjanbureh, centre gambien du Paysage de l’Année, les participant/e/s au voyage pilote « Tour d’horizon » en janvier, ont fait une brève halte chez « Mama Africa » et sont vite devenus amis avec l’artiste gambienne Isha Fofana – « Mama Africa »  – et son mari allemand Bernd Ax. « Mama Africa » n’est pas seulement un endroit exquis pour passer les vacances, mais aussi un projet social. L’engagement du couple pour le tourisme durable ressemble à celui des Amis de la Nature.

S’il est vrai que le centre d’art et les bungalows résidentiels ne sont pas situés dans le Paysage de l’Année, le site se recommande néanmoins pour quelques jours de repos avant ou après les découvertes intenses dans le Paysage de l’Année. Des prix des spéciaux sont accordés aux adhérents d’organisations d’Amis de la Nature.


Voici un article mis à disposition par « Mama Africa » :

L’installation « Mama Africa » à Tanji, village de pêcheurs sur le Fleuve Gambie, est un endroit magique pour s’inspirer de l’art et de la culture d’Afrique de l’Ouest, pour rencontrer les populations et jouir de la nature, pour se reposer et déguster la cuisine fraîche et inspirée. L’artiste Isha Fofana a créé ici une ambiance et un cadre uniques, avec le jardin exotique et les neuf bungalows aménagés individuellement. Elle est aussi une hôtesse parfaite.

Chacun/e peut ici organiser son séjour selon ses préférences personnelles : la Résidence d’Art se trouve à dix minutes de marche de la plage, se propose pour des ateliers de tous types et est une base pour des excursions diverses, par exemple un circuit en pirogue sur le Fleuve Gambie ou même une excursion au Sénégal voisin. L’arrivée des pêcheurs est chaque jour un spectacle vif en couleurs et la Réserve ornithologique de Tanji se trouve à proximité immédiate. Ceux qui le souhaitent peuvent bien entendu bénéficier tout simplement du soleil africain et du calme ou s’inspirer par les œuvres d’art.

En même temps « Mama Africa » est une association sans but lucratif, aidant et encourageant en particulier des filles et des femmes en situation difficile. Il est important pour Isha de soutenir les femmes en matière de formation, de les aider à maitriser les problèmes quotidiens, pour qu’elles soient en mesure d’organiser leurs vies de manière indépendante. La clé en est un environnement favorable à l’auto-détermination économique des femmes.

« Mama Africa » est l’endroit parfait pour tous ceux et toutes celles souhaitant faire connaissance avec le pays et ses populations, sa culture et sa nature et contribuer en même temps à promouvoir le tourisme durable bénéficiant aux populations locales. Une remise de 20 % est accordée à toutes les Amies et tous les Amis de la Nature, ainsi qu’à leurs familles et leurs proches. Veuillez indiquer le mot de passe « Naturfreunde » au moment de la réservation !

Pour plus d’informations :
Mama Africa
Isha Fofana / Bernd Ax

Tanji / The Gambia
00220 7178711 / 7450730
berndax@aol.com

https://de-de.facebook.com/Mama-Africa-Art-Residence-Art-Center-Gambia-1711704182467354/

Voir aussi le blog du tourisme durable de l’IAN, avec les rapports sur le « Tour d’Horizon » en janvier 2018.

Infos du Paysage de l´Année 2018/2020 – Sénégal/Gambie (13)

L’actualité de JUST ACT, organisation partenaire de l’IAN dans le Paysage de l’année

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Just Act
© JUST ACT

L’IAN a parlé à plusieurs reprises de son organisation partenaire en Gambie (JUST ACT - Janjanbureh Uniting Sustainable Tourism And Community Training), le plus récemment dans le blog sur le voyage des Amis de la Nature « Tour d'horizon » en janvier 2018 (interview avec le directeur de l'organisation, Omar Jammeh (en français, anglais et allemand ---> ) et dans l´Info-Mail Science (en allemand).
 
Ces rapports portaient sur le travail de JUST ACT dans le tourisme durable. Ce travail a actuellement lieu dans le cadre du programme « The Gambia Youth Empowerment Project » (2017-2021), financé par l'UE et l'ITC (International Trade Centre), dans le but de « stimuler la création d'emplois et de soutenir la viabilité économique à long terme de la Gambie ».

Compte tenu du fait que 60% de la population gambienne est constituée de jeunes de moins de 25 ans, ce programme peut également être considéré comme un instrument de « lutte contre les causes profondes de la migration ». Organisation de jeunesse ayant des compétences dans le tourisme durable, JUST ACT a également été impliqué dans le lancement d'une « Feuille de route pour la jeunesse et le commerce de la Gambie – Secteur du tourisme », le 15 mai 2018.


Mais JUST ACT est également impliqué dans des actions relatives à un thème sociétal majeur, à savoir la lutte contre les mutilations génitales féminines (MGF). Les MGF sont interdites en Gambie depuis 2015 et au Sénégal depuis 1999 et passibles de peines. Pourtant, ces pratiques inhumaines sont encore profondément enracinées dans de nombreux pays africains. Les jeunes responsables – hommes et femmes – et les membres de JUST ACT considèrent comme indispensable de lutter vigoureusement contre ces pratiques et de former des formateurs dans ce domaine. Cela se fait depuis 2017 avec le soutien de l'organisation « The Girl Generation ». Omar Jammeh, en tant que formateur déjà formé, a participé au premier Sommet panafricain de la jeunesse pour mettre fin aux MGF, précisant dans son intervention : « Les MGF sont une inégalité profondément enracinée entre les hommes et les femmes et constituent une forme de discrimination menaçant les femmes et les filles. La pratique viole également leurs droits à la santé, à la sécurité et à l'intégrité physique, leur droit d'être à l'abri de la torture et des traitements cruels, inhumains ou dégradants, et leur droit à la vie lorsque la procédure entraîne la mort ».
Informations détaillées en anglais sur : http://www.justactgambia.org/girl-generation-fgm

Infos du Paysage de l´Année 2018/2020 – Sénégal/Gambie (12)

La « Women Initiative Gambia » à Nawá  

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LdJ Senegal/Gambia/Doris Banspach
© Doris Banspach


Lors de leurs voyages dans des pays africains les Amis et Amies de la Nature attachent un intérêt particulier au rôle des femmes et rendent régulièrement visite à des groupements féminins. À l’occasion du « Tour d’horizon » en janvier 2018 les participant/e/s ont eu la chance de faire connaissance avec une association de femmes exceptionnelle. Arletty Orry a fait un article sur cette visite pour l‘édition actuelle de la revue des Amis de la Nature de France. Lisez ci-après l’article que nous réimprimons avec l’autorisation de l’auteure et de la rédaction :

« A Njaw, petit village gambien près de la frontière, nous sommes reçus à l’Association ‘Women’s Initiative Gambia’ par les femmes qui nous accueillent chantant et dansant une feuille d’arbre à la main, symbole de leur action pour protéger l’environnement. La fondatrice, après le décès de son père lorsqu’elle a 8 ans, n’a pu continuer d’aller à l’école. Elle décide de rester à la maison et de réfléchir à son avenir. Un jour, comme elle sait lire et écrire, la municipalité lui demande de faire le compte-rendu de leurs réunions. Elle est bientôt appelée dans d’autres villages et au niveau régional, ce qui lui permet d’apprendre beaucoup de choses au contact des différents participants. En même temps, instinctivement, elle fait de la récupération. Petit à petit, son esprit créatif lui permet de fabriquer des objets qu’elle commence à vendre. Voyant que cela lui donne un petit revenu, elle essaye d’amener d’autres femmes de son village à en faire autant. Elles ne sont que cinq ou six à la rejoindre. Pour motiver les autres femmes, elles décident de traverser le village en agitant leur argent, bien haut, à bout de bras. Elles sont maintenant 150 dans les villages environnants et 11 000 dans la région. Elles ne se contentent pas de récupérer, créer, elles informent et donnent aussi des cours de cuisine pour apprendre aux femmes à mieux gérer la manière de consommer le bois, de faire cuire les aliments en respectant leurs propriétés. Très organisées, lorsqu’elles vendent, chacune verse une petite partie à l’Association, et gère le reste : une partie pour le quotidien et une partie conservée dans des petites boîtes nominatives, cadenassées, rangées dans de grandes armoires sous la protection du seul homme de l’Association, qu’elle utilise à sa guise en cas de nécessité.    Arlette ORRY »

L’Initiative a un site Internet, où elle dit en introduction : La Gambia Women’s Initiative a été créée pour soutenir des femmes pauvres en Gambie, l’objectif étant de les aider à trouver des activités génératrices de revenus pour ainsi augmenter le niveau de vie de leurs familles et des communautés villageoises. Chaque projet bâtit sur des groupements féminins ruraux qu’on aide à mieux élever leur voix dans le développement villageois. Chaque activité comprend des formations, non seulement dans le domaine spécifique mais aussi en matière de finances et de prise de décisions.

 

Infos du Paysage de l´Année 2018/2020 – Sénégal/Gambie (11)

Paysage de l’Année Sénégal/Gambie - Le Paysage de l’Année à plein régime

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Baumpflanzung in Landschaft des Jahres/ASAN
© ASAN


Après le lancement grandiose avec 800 participants d’une dizaine de pays la motivation et les attentes sont grandes dans la région. Il est d’autant plus important d’entamer sans tarder les prochaines étapes, afin de contribuer effectivement au développement durable de la région. Une priorité des activités restent les reboisements dans des villages choisis, initiés par des Amis de la Nature africains et européens avec les populations des villages.

2 000 arbres ont été plantés et ont besoin d’être entretenus. L’équipe technique des Amis de la Nature du Sénégal avait visité les villages dès avant les plantations et échangé avec les populations et travaillé avec elles dans des ateliers informels sur le projet et les soins à apporter aux arbres plantés. Au moment des reboisements les villageois et villageoises ont participé avec grand engagement à l’action. Trois mois se sont écoulés depuis, et l’équipe de l’ASAN s’est de nouveau rendue dans les villages, pour contrôler le suivi donné au projet.

Mamadou Mbodji était de la partie : « Il a fait plaisir de voir que les gens s’occupent bien de leurs arbres. Là où il était nécessaire nous avons installé des dispositifs de protection pour écarter le bétail des jeunes plantes. Et une fois de plus nous avons profité de notre séjour pour avoir des entretiens avec les populations : comment soigner les arbres, pour quand envisager les premières récoltes, comment transformer et commercialiser les fruits ? ». Les femmes des villages qui s’occupent traditionnellement des jardins ont également participé très activement aux échanges et se sont montrées très intéressées. Elles se réjouissent déjà des premières récoltes et de pouvoir contribuer aux revenus familiaux par la vente des fruits.

Un groupe d’Amis de la Nature allemands rendra visite aux villages en novembre. L’intérêt des Amis de la Nature européens est perçu par les populations comme un signe important d’estime – et contribue aussi au grand engagement pour les arbres plantés.

Afin de profiter des potentialités du tourisme durable pour le développement de la région – même au-delà de la durée du Paysage de l’Année – il est prévu d’organiser dans les prochains mois un séminaire pour des acteurs régionaux du tourisme : Que faut-il pour rendre la région plus intéressante pour le tourisme ? Comment pouvons-nous motiver des voyageurs à rester plus longtemps dans la région ? Quelles sont les attentes de touristes européens par rapport aux infrastructures ? Comment les populations peuvent-elles être associées au développement touristique ? Combien de touristes pouvons-nous héberger dans notre région sans dépasser des limites écologiques et sociales ? Et en premier lieu : que pouvons-nous faire pour garantir que les populations locales bénéficient du tourisme et que des conflits, dus par exemple à la surexploitation, voire à la destruction des ressources naturelles ou à l’exploitation de la main d’œuvre locale peuvent être évités ?

Parallèlement l’Internationale des Amis de la Nature entend lancer un projet d’échanges entre des étudiant/e/s et de jeunes acteurs du tourisme de la région et d’Europe, et élaborer avec eux des matériaux pédagogiques ciblés pour le développement d’un tourisme durable dans la région.

Infos du Paysage de l´Année 2018/2020 – Sénégal/Gambie (10)

Les Amis de la Nature en randonnée dans le Paysage de l'Année

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Landschaft des Jahres Senegal/Gambia/Michael Leutgeb
© Michael Leutgeb


A l'occasion du voyage pilote « Tour d'Horizon », qui s'est déroulé avec beaucoup de succès en janvier 2018, des opportunités ont également été explorées de randonner dans le Paysage de l'Année. C’est le cas du Kunkilling Forest Park en Gambie, situé sur la rive sud du fleuve Gambie à environ 5 km en amont de la capitale régionale Janjanbureh. Les « parcs forestiers » peuvent se comparer aux forêts domaniales françaises. Ils sont sous administration publique, et toute exploitation forestière a besoin d’être autorisée et contrôlée.

Dans cette zone protégée, les visiteurs peuvent découvrir la riche faune et la flore de la région, l’avifaune étant particulièrement intéressante. Le parc est accessible par des « sentiers écologiques », qui permettent d’accéder depuis quatre villages différents à une partie de cette zone protégée de 200 ha. Les sentiers font chacun 0,5 ou 1 km de long et ne présentent donc pas de challenge sportif. Mais ce n’est pas la performance sportive qui est recherchée dans le parc – l’intérêt porte sur l'observation de la nature. Les quatre villages assurent la gestion du parc en collaboration avec les autorités forestières. Pendant le « Tour d'Horizon », seule une courte section de l'un des sentiers a été explorée – des randonnées plus longues sont planifiées pour d'autres voyages prévus dans le Paysage de l’Année.

Les Amis de la Nature de Koungheul (Sénégal) prévoient eux aussi de créer des sentiers de randonnée dans leur partie du Paysage de l'Année. Cela comprend un sentier de découverte de la nature (« Sentier Natura »), au départ du village Maka Gouye. Cependant, ici il ne s’agit pas d’une zone naturelle protégée, mais de la nature dans et autour des villages – champs, arbres, vergers, plantations etc. Le chemin mène en partie le long d'un affluent du fleuve Gambie, ce tronçon présentant donc un décor paysager très attrayant. Les nombreux arbustes et arbres qui sont importants pour la médecine naturelle sont également intéressants.

Cet itinéraire a déjà été testé par les participants au Tour d'Horizon. Ingrid Leutgeb-Born et Michael Leutgeb racontent comment ils ont vécu la journée : -> lien

 

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Infos du Paysage de l´Année 2018/2020 – Sénégal/Gambie (9)

Des arbres pour l‘avenir

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Landschaft des Jahres Senegal/Gambia/Doris Banspach
© Doris Banspach

Les reboisements en arbres fruitiers, effectués par des Amies et Amis de la Nature d’Afrique et d’Europe, avec les populations de trois villages, ont compté parmi les moments forts dans le cadre du lancement du nouveau Paysage de l‘Année.

Dans les zones sèches du Sahel les arbres sont nécessaires à la survie – notamment les arbres fruitiers rendent service à plusieurs égards : ils donnent de l’ombre, stabilisent le sol, procurent des aliments sains, les fruits peuvent être commercialisés et chaque arbre est une importante contribution à la protection du climat. Pour que les arbres puissent se développer bien, il faut les arroser au moins trois fois par jour, et chaque arbre doit disposer d‘un dispositif pour protéger les feuilles contre les chèvres et autres animaux. Les Amis de la Nature ont l’intention de planter plus de 2000 arbres dans la zone – toujours en étroite association avec les populations. Avant chaque opération de reboisement il faut donc prévoir des entretiens détaillés et des séances d’information pour l’entretien des arbres, afin que le village adopte le projet et assure la survie des arbres.

Les reboisements sont financés par le Fonds des Amis de la Nature pour le climat. Le Fonds, créé début 2017, offre à toutes les Amies et à tous les Amis de la Nature la possibilité de soutenir des projets climatiques des Amis de la Nature africains, pour compenser les émissions dues à leurs voyages en avion et en voiture ; ceci aussi pour fournir leur contribution personnelle à plus de justice climatique. Les montants ainsi versés bénéficient à 100 % à des actions concrètes sur place, atténuant les conséquences du changement climatique et/ou contribuant à la protection du climat.
Informations sur le Fonds, sur les possibilités de contribuer et les reboisements dans le Paysage de l‘année sur le site du Fonds. 

 

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Infos du Paysage de l‘Année 2018/2020 – Sénégal/Gambie (8)

D’un Paysage de l’Année à l‘autre

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LdJ Staffeluebergabe/Doris Banspach
© Doris Banspach

Depuis 1989 l’IAN déclare des Paysages de l’Année, transfrontaliers et d’intérêt écologique majeur, jusqu’ici situés en Europe. Or, pour la première fois, le pas important pour sortir d’Europe a été fait : le Paysage de l’Année est arrivé en Afrique. À l’occasion de la manifestation de lancement une délégation du Paysage de l’année précédent (2013/14 – la vallée du Rhin supérieur) a remis des cadeaux en signe de sympathie avec le nouveau Paysage de l’Année et d’encouragement pour ses responsables. Les Paysages de l’Année sont toujours transfrontaliers, et une rivière ou un fleuve a souvent marqué la frontière ou joué un rôle important, et des ponts ont été des symboles forts. C’est aussi le cas de l’actuel Paysage de l‘Année.

Uschi Böss-Walter et Roland Walter des Amis de la Nature de Rastatt (Allemagne) ont remis à Cheikh Diakhaté, président des Amis de la Nature de Koungheul, un tableau représentant le fleuve Gambie avec un pont, ainsi qu’une statue symbolisant le lien entre les trois pays du « Rhin supérieur » et les deux pays de l’actuel Paysage de l’Année.

Voici le texte intégral de l’allocution à l’occasion de la remise des cadeaux :

« Chers ami/e/s, Mesdames et Messieurs,
Nous vous présentons les salutations du Paysage de l’Année précédent. Il est situé dans la région du Rhin supérieur, aux frontières entre la Suisse, la France et l’Allemagne. On peut dire : au cœur de l’Europe.
Cette sculpture est faite de bois de cerisier qui a flotté dans le Rhin. Elle montre des figures unifiées par une couronne commune. Prenez ça comme symbole pour les trois pays du précédent et des deux pays de l’actuel Paysage de l’Année.
L’élément dominant du Paysage de l’Année précédent est le Rhin, fleuve frontalier. Pour passer les frontières entre nos pays il y a beaucoup de ponts sur le fleuve. Tous, ils ont la fonction simple de venir d’un côté à l’autre. Mais en plus ils ont la fonction symbolique de lien entre les peuples de ces trois pays. Alors le Paysage de l’Année 2018/2019 est lui aussi un lien entre pays. C’est symbolisé par cette plaque. Et nous prenons le projet du pont réel, physique sur le fleuve Gambie comme symbole fort pour le développement de deux pays et pour la liaison entre les peuples de la Gambie et du Sénégal.  Des ponts sont importants sur les fleuves entre pays, entre peuples et entre personnes. Le relais soit ainsi passé ! »  

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Infos du Paysage de l´Année 2018/2020 – Sénégal/Gambie (7)

Un Paysage de l’Année mobilisateur ! 

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Landschaft des Jahres Senegal/Gambia, Eroeffnung/D. Banspach
© Doris Banspach


Manfred Pils, Président de l’Internationale des Amis de la Nature, a participé au lancement du Paysage de l‘Année Sénégal-Gambie. Voici son rapport :

Un lancement grandiose
Le 13 janvier, plus de 800 personnes dans leurs habits multicolores se sont rendues à Koumbidja Socé, village situé à environ 300 kilomètres du littoral, à l’intérieur du Sénégal, sur la frontière gambienne. Chaque groupe se présente avec ses masques traditionnels et danse en l’honneur de l’assistance. Les danses alternent avec les discours. C’est ainsi que s’est déroulé le lancement impressionnant du Paysage de l’Année 2018/2019 – Sénégal/Gambie. 

La devise « Vivre la justice climatique dans la solidarité » figurait en anglais et en français sur les t-shirts des Amies et Amis de la Nature hôtes de la manifestation. Une stèle commémore l’inauguration du premier Paysage de l’Année en Afrique, du premier en dehors de l’Europe. Mais de nombreux arbres fruitiers feront aussi penser à cette date mémorable, plantés après les cérémonies par les Amis de la Nature africains et européens, avec les habitants et habitantes du village.

Tourisme villageois et développement d’une société civile

Le tableau est presque le même côté gambien. De nouveau environ 800 personnes assistent au festival du Kankourang – nous comprenons déjà mieux le rôle des masques, car à côté de la place des fêtes il y a un musée expliquant la culture des masques traditionnels. Après le revirement politique il y a un an, la Gambie est sur le chemin de la démocratie. La société civile prend tout juste forme – il n’allait pas de soi qu’on trouve des partenaires pour le Paysage de l’Année. D’autant plus réjouissant est le grand nombre de participants à la cérémonie d’ouverture du Festival. L’une des priorités du Paysage de l’Année est de développer un tourisme communautaire créateur de revenus pour les populations locales. Le pays en a le potentiel : le fleuve Gambie est une puissante artère, avec nombre de réserves abritant chimpanzés, crocodiles ou des hippopotames.

Ambassadeurs et ambassadrices du Paysage de l’Année

C’est à l’occasion du lancement du Paysage de l’Année qu’a également eu lieu le « Tour d’Horizon », le voyage international d’Amis de la Nature – sous la direction expérimentée de Ingeborg Pint et de nos amis sénégalais. 40 Amies et Amis de la Nature de neuf pays y ont participé – et ont mis la main à la tâche lors des reboisements communs. 40 Amis et amies de la Nature qui sont désormais les ambassadeurs et ambassadrices du Paysage de l’Année Sénégal/Gambie et qui, nous l’espérons, pourront convaincre beaucoup d’autres de la nécessité de visiter ce Paysage de l’Année, d‘encourager des activités solidaires dans leurs sections ou de faciliter de nouveaux reboisements par des contributions au Fonds des Amis de la Nature pour le climat.

 Émotion et mobilisation …

Le Paysage de l’Année a été riche en émotions : les yeux brillants des enfants, la joie dans les visages des personnes rencontrées, l’enthousiasme de tous les acteurs et l’art intelligent de l’improvisation qui souvent garantit la survie. Mamadou Mbodj, Secrétaire général
adjoint des Amis de la Nature sénégalais, m’a dit souvent : « Vous avez les montres, nous avons le temps ». J’aimerais compléter le dicton : « Nous avons la prospérité – vous avez la joie de vivre » - les deux en même temps, ce serait l’idéal !
Nos émotions nous mobiliseront pour le Paysage de l’Année : pour les reboisements d’importance vitale et pour la protection climatique, pour le renforcement de la société civile en Gambie, le développement du tourisme local et durable … et, j’en suis certain : par le Paysage de l’Année les Amis de la Nature du Sénégal et leurs partenaires gambiens se feront beaucoup de nouveaux amis, collaborateurs et adhérents.
Kellé!  

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Infos du Paysage de l´Année 2018/2020 – Sénégal/Gambie (6)

Un rendez-vous important approche : Le premier Paysage de l’Année, à cheval sur le Sénégal et la Gambie, sera officiellement inauguré le 13 janvier 2018.

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Lndschaft des Jahres Senegal/Gambia/Doris Banspach
© Jane Smith

 

Un rendez-vous important approche : Le premier Paysage de l’Année, à cheval sur le Sénégal et la Gambie, sera officiellement inauguré le 13 janvier 2018. La cérémonie de lancement aura lieu à Koumbidja Socé, près de la frontière sénégalo-gambienne – avec animations musicales et culturelles, activités avec les populations et une plantation d’arbres.

Les activités préparatoires sur place battent leur plein. On s’attache notamment dans ce contexte à la participation d’acteurs locaux et régionaux. C’est ainsi qu’un « Conseil Départemental de Développement“ aura lieu début décembre sur initiative des Amis de la Nature de Koungheul – un « conseil des ministres » régional – qui portera spécifiquement sur le Paysage de l’Année. Il aura pour objectif d’informer les autorités concernées et de les gagner comme partenaires pour les activités futures.

La manifestation de lancement du Paysage de l’Année 2018/2019 figure aussi au programme d’un groupe d’Amis et d’Amies de la Nature de plusieurs pays européens, participant au voyage pilote « Tour d’Horizon », proposé par l’Internationale des Amis de la Nature, les Amis de la Nature du Sénégal et leurs partenaires.

Pour que les Amis et Amies de la Nature restés en Europe puissent aussi faire connaissance avec cette région aux multiples facettes et avec ses populationa, l’IAN documentera le voyage sur Facebook – avec commentaires de gens de la région et de voyageurs.

Vu l’énorme intérêt au Tour d’Horizon – le voyage affiche complet depuis longtemps – plusieurs organisations d’Amis de la Nature prévoient d’organiser des voyages dans la région. Nous vous tiendrons au courant des projets de voyage et des activités dans le Paysage de l’Année dans les prochaines éditions de la Newsletter de l’IAN.

 

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Infos du Paysage de l‘Année 2018/2020 – Sénégal/Gambie (5)

Conservation de la nature et de la biodiversité dans le Paysage de l'Année

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Gambia Tourist Board, Eve Andersson
© Eve Andersson/Gambia Tourist Board

La région choisie comme « Paysage de l'Année 2018/2019 – Sénégal-Gambie », entre les villes de Koungheul (Sénégal) et de Janjanbureh (Gambie), se trouve aux abords du Sahel et est marquée par les conséquences du changement climatique. Côté sénégalais, les effets sur la végétation et la biodiversité sont particulièrement visibles. La partie gambienne bénéficie de la présence du fleuve Gambie qui joue un rôle important pour le maintien de la biodiversité.

C’est ici que se situe le Parc national du Fleuve Gambie (River Gambia National Park), à environ 40 km de Janjanbureh, direction sud-ouest. Il couvre une superficie de 580 km2 et constitue un important réservoir de biodiversité. Il est également connu sous le nom de Baboon Islands, le babouin de Guinée (Papio papio) y étant endémique. Le type de végétation prédominant est la forêt-galerie tropicale, avec une variété impressionnante d'espèces d'oiseaux. L'accès au Parc national est strictement réglementé. Sur le territoire des Baboon Islands est domicilié le « Chimpanzee Rehabilitation Project (CRP) », un centre de conservation de chimpanzés. Depuis le début du 20e siècle, il n'y avait presque plus de chimpanzés sauvages en Gambie. Dans le cadre de ce projet des animaux confisqués du commerce illégal sont pris en charge depuis 1979, réhabitués à une vie en liberté et préparés au relâchement consécutif dans les îles. Le River Gambia National Park dispose d’une abondante avifaune, il abrite aussi d'autres espèces de singes, des hippopotames, des phacochères et des antilopes.

A environ 5 km de Janjanbureh direction est se trouve le Kunkilling Forest Park, dont la gestion est contrôlée par l’État. Il est accessible au public et revêt également une grande importance du point de vue de la conservation de la biodiversité. Les autorités responsables préconisent une gestion durable des ressources forestières, avec la participation des populations des villages adjacents. Des programmes de tourisme doux ont également été lancés, qui visent à sensibiliser les visiteurs pour la protection et la conservation de la zone forestière comme réserve de biodiversité. Plusieurs sentiers pédestres et une plateforme d'observation permettent aux visiteurs de découvrir la riche avifaune de la zone.
Dans la partie sénégalaise du Paysage de l'Année l'impact des changements climatiques, la déforestation et les feux de brousse ont entraîné une baisse dramatique de la savane forestière typique. Cependant, la région de Koungheul compte quatre « Forêts classées » sur une superficie de 131 hectares. Ce sont des zones forestières désignées par l'État, dont la gestion est réglementée. Tout près de la frontière se trouve le « Massif Communautaire de Mousdalifa », où le Paysage de l’Année pourrait permettre de lancer des activités de sensibilisation transfrontalières, pour prévenir les feux de brousse et éviter la déforestation abusive. Les Amis de la Nature de Koungheul prévoient aussi d’aménager des sentiers pédestres pour promouvoir le tourisme doux.

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Infos du Paysage de l‘Année 2018/2020 – Sénégal/Gambie (4)

Les Amis de la Nature plantent des arbres fruitiers dans le Paysage de l‘Année

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Baumpflanzung/ASAN
© ASAN

Les plantations d’arbres et le reboisement ont toujours compté parmi les tâches principales des Amis de la Nature africains. Ceci est également le cas des Amis de la Nature sénégalais, qui ont depuis plus de 30 ans planté des arbres dans l’espace public, faisant appel à cet effet aux plants provenant de leur propre pépinière. Ces dernières années l’agriculture sénégalaise a massivement ressenti les effets du changement climatique et les récoltes ont dramatiquement baissé en raison de pluies irrégulières et insuffisantes. Inspirés par les expériences faites en Gambie, les Amis de la Nature sénégalais ont donc décidé de recentrer leurs activités de plantation, abandonnant les surfaces publiques en faveur de plantations d’arbres fruitiers dans les concessions familiales. De nouvelles perspectives s’ouvrent ainsi, susceptibles d’augmenter les revenus familiaux et permettant aux villageois de s’auto-approvisionner en fruits frais ou transformés.

Un projet est actuellement en cours de réalisation dans plusieurs régions sénégalaises en coopération avec la section « Bodensee (Lac de Constance) » des Amis de la Nature allemands, destiné à soutenir les communautés villageoises dans la plantation d’arbres fruitiers. À Koungheul Socé dans le Paysage de l’Année, l’un des villages retenus pour le projet, une campagne de plantation a déjà eu lieu au mois d’août. Une visite du village et du projet est au programme du « Tour d’horizon », du voyage de projet dans le Paysage de l’Année.
Renouant avec le projet des Amis de la Nature « Bodensee », des plantations d’arbres fruitiers auront également lieu à partir de 2018 dans le cadre du Paysage de l’Année, dans un village sénégalais et un village gambien. Les plantations seront accompagnées d’ateliers de formation à la gestion durable des jardins familiaux. Le projet est financé par le Fonds des Amis de la Nature pour le climat.

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Infos du Paysage de l‘Année 2018/2020 – Sénégal/Gambie (3)

Tourisme durable dans le Paysage de l’Année

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Gambia River, Jane Smith
© Jane Smith

Le tourisme dans la région du Paysage de l’Année est peu développé. À travers leur projet l’Internationale des Amis de la Nature, l’Association Sénégalaise des Amis de la Nature (ASAN) et leurs partenaires, se proposent de respectivement lancer (Sénégal) et ressusciter (Gambie) le tourisme durable dans la région, afin de générer de nouveaux revenus ou des revenus supplémentaires pour les populations. Ceci est aussi en ligne avec les intentions et plans des autorités locales.

Du potentiel pour un tel développement existe. Malgré son caractère sahélien la région dispose de beaucoup d’attraits paysagers – collines vertes, forêts de baobabs et le Fleuve Gambie avec sa faune variée, par exemple dans le Kunkilling Forest Park. Les cercles de pierres préhistoriques ainsi que les riches traditions culturelles et les cérémonies des diverses ethnies comptent parmi les atouts culturels de la zone. Font partie de ces traditions les cérémonies consacrées au « Kankourang », personnage central des rites initiatiques du peuple mandingue et inscrites depuis 2005 à la liste du patrimoine mondial intangible de l’Unesco.

Le Kankourang (Unesco) sur YouTube:
https://www.youtube.com/watch?v=3gNtkPUuxl0 , anglais
https://www.youtube.com/watch?v=0Ly-uMMYMCY , français

La rubrique « Infos du Paysage de l’Année » a pour but de présenter aux lectrices et lecteurs de la Newsletter de l’IAN divers aspects de la région. Lisez ci-après l’article Janjanbureh – une destination de tourisme durable.

Janjanbureh – une destination de tourisme durable
La ville de Janjanbureh, dans le passé connue sous le nom de Georgetown et à présent capitale de la Central River Region de Gambie, a été fondée en 1832, dans l’île McCarthy sur le fleuve Gambie. En 1995 la ville et l’île ont pris le nom de Janjanbureh. L’accès à l’île se fait par un pont depuis la rive gauche du fleuve, par bac depuis la rive droite.
Malgré ses nombreux sites d’intérêt touristique Janjanbureh est à peine perçue par les voyagistes.
L’île dispose de nombreux sites historiques remontant à l’établissement d’esclaves libérés et de colons chrétiens de la Mission wesleyenne (1823), qui ont introduit l’arachide dans la région, dont la culture se pratique toujours. Les cercles de pierre de Wassu se trouvent rive Nord du fleuve, à 22 km de Lamin Koto. Elles font partie du patrimoine mondial de l’UNESCO. Janjanbureh est aussi le site de la première église et de la première école secondaire de Gambie.
La végétation dominante est la forêt galerie tropicale disposant d’une très riche avifaune. La réserve de Kunkilling Forest Park est particulièrement intéressante à ce titre, que des éco-sentiers permettent de découvrir. L’Ouest de l’île dispose de forêts denses et de rizières (West Rice Paddies). Dans le passé Janjanbureh était une ville animée visitée surtout par des touristes venant en bateau de croisière. À présent ce ne sont que des pirogues qui desservent l’île. Leurs passagers dont le séjour se limite à de brèves promenades ne procurent guère de revenus aux populations (petit commerce, guides, …).
Le projet « Paysage de l’Année » contribuera à promouvoir Janjanbureh et ses environs comme une destination de tourisme durable, où de nombreux Amis de la Nature et autres visiteurs pourront découvrir des sites intéressants et s’approcher des réalités de vie des populations.

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 Infos du Paysage de l‘Année 2018/2020 – Sénégal/Gambie (2)

 Atelier inter-acteurs Paysage de l’Année 2018-19 Sénégal/Gambie, à Koungheul, Sénégal

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Landschaft des Jahres Treffen ASAN
© ASAN

Du 21 au 23 juillet 2017, s'est tenu à Koungheul un atelier inter-acteurs dans le cadre du Paysage de l’Année (PdA) 2018-2019 Sénégal-Gambie. L’assistance était composée d’une vingtaine de participants venant des villages concernés, allant des chefs de village aux membres du comité local en passant par le représentant du ministère de l’Environnement, le chef de secteur des eaux et forêts et la presse.

Ont également participé à la rencontre le partenaire gambien, le représentant de l'ASAN (Association Sénégalaise des Amis de la Nature) et Mamadou Mbodji, coordinateur national du PdA, Vice-Président de l’IAN (Internationale des Amis de la Nature) et Président du RAFAN (Réseau africain des Amis de la Nature). La rencontre se voulait un moment d'échanges et de partage d'informations relatives au concept même de PdA, mais c’était surtout une occasion d'élargir le comité local à de nouvelles compétences pour un travail plus efficient.
Après l'ouverture des travaux par le 1er adjoint au Maire, par ailleurs président des Amis de la Nature de Koungheul, le coordinateur national a revisité l'historique des Amis de la Nature à trois niveaux : sénégalais, africain et international. Il a rappelé que ce PdA était particulier à tous égards car, pour la 1ère fois depuis son lancement en 1989, il sera organisé au nom de l'Afrique en région Sénégalo-gambienne et précisément à Koungheul et Janjanbureh. Une belle occasion de renforcer le dialogue entre les deux pays et entre les deux pays et le reste du monde.
Les participants à l’atelier s'engagent formellement dans le processus de mise en œuvre de cette activité de l'IAN qui cherche à mettre en valeur une région transfrontalière qui malgré sa richesse culturelle et l'attrait de sa biodiversité reste fortement agressée par les impacts négatifs des changements climatiques.
À la suite de débats approfondis et constructifs, un comité d'organisation, avec des commissions spécialisées, a été mis en place. Il lui revient de présenter un plan d'action avec des propositions concrètes qui serviront de feuille de route, notamment l’organisation de la journée de lancement officiel du PdA le 13 janvier 2018 à Koumbidia Socé.
Le chef de village, après avoir dit sa fierté d’abriter un pareil événement, promet de ne ménager aucun effort pour une organisation couronnée de succès.

 

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Infos du Paysage de l‘Année 2018/2020 – Sénégal/Gambie (1)

Accord entre le Sénégal et la Gambie sur la gestion des ressources forestières et fauniques

 

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Landschaft des Jahres, Kongheul/ASAN
© ASAN

Après le changement politique en Gambie d’excellentes perspectives s’ouvrent à la coopération des Amis de la Nature sénégalais avec leurs partenaires de l’autre côté de la frontière. Dans la région transfrontalière des deux pays se trouvent des forêts étendues, fortement dégradées par la surexploitation et des coupes illicites.

Or, en avril 2017, un accord de coopération a été signé par les ministres de l’Environnement des deux pays, relatif à la gestion parcimonieuse des ressources forestières de part et d’autre de la frontière. Selon cet accord des programmes et stratégies seront élaborés et mis en œuvre dans une approche participative. Cette démarche correspond parfaitement aux intérêts des Amis de la Nature de la région, qui peuvent ainsi être parmi les premiers à initier de nouveaux développements dans la région et/ou à y être associés.  


La presse en Gambie et au Sénégal a fait écho à la signature de l’accord :

http://allafrica.com/stories/201705120936.html , anglais

http://www.lesoleil.sn/2016-03-22-23-17-43/item/64060-senegal-gambie-un-accord-sur-la-gestion-des-ressources-forestieres.html , français

 

Réunion inter-acteurs à Koungheul

Une première réunion des acteurs du Paysage de l’Année aura lieu pendant la deuxième quinzaine de juillet. Elle permettra aux partenaires de mieux se connaître et de définir les détails des premières actions communes.
 

Tour d’Horizon – le premier voyage international dans le Paysage de l’Année

Il reste des places libres.

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